Des noms de séries. Okay, et alors? En fait, il s’agit d’une nouvelle rubrique, où je (insignifiante demoiselle à votre service) présenterais des Coups de Cœur de la semaine. Et pas forcément les miens. Un petit résumé de l’histoire, deux trois critiques graphiques, mon avis personnel.
Pour cette première, je reviens un peu en arrière, sur les mangas sortis sur le mois de Février, pas uniquement cette semaine. Et nous voilà partis…

Tome 1, série finie en 4 tomes.
Raiders, c’est, au premier abord, assez cliché. Un jeune homme, qui se débrouille fort bien avec son fusil, son maître qui le charge de retrouver le Graal, rien que ça, des églises, une jeune femme toute de noire vêtue venue des enfers pour les empêcher de réussir. Mouais. Et puis, ça se corse. D’abord, le Graal, on oublie, désormais ce sont les Cinq bouteilles du Saint Chrème (avec du bon lait de vache dedans…) qui sont au cœur de l’intrigue. Elles contiennent le sang de Christ, et sont, comme c’est bizarre, dispersés dans le monde. Notre héros, Ariel (pas la sirène), se voit obligé d’en boire le contenu, étant au bord de la mort. Et paf, le voilà immortel.
Le petit hic, c’est que la demoiselle du dessus, vous savez, la gothique venue des enfers, bah c’est une sorcière. Et un zombie. Pour se régénérer, Ramina mange des humains. Et la bouteille du sang du Christ lui aurait permis de faire disparaitre son état de zombie. Donc, si on additionne tout ça, on se retrouve avec une zombie à l’histoire pas nette, un immortel malgré lui, et plusieurs personnages super importants qu’on voit très peu.
Niveau graphisme, même si on a vu mieux, c’est quand même plutôt bien fait. Le dessin est fluide, pas trop fouilli, les personnages n’ont pas tous la même tête de beau gosse déclinée à l’infini, et ils ressemblent à quelque chose. Après, pour donner un équivalent, c’est un petit frère de Death Note au niveau vestimentaire.
Enfin, mon avis personnel: J’aime. Voire j’aime beaucoup. Au départ, j’ai juste lu parce qu’il semblait y avoir du sang sur la couv’ et finalement, l’histoire est bien sympathique. Bon, elle ne casse pas cinq pattes à une loutre moldave, et au final, on sait déjà que tel personnage va avoir une histoire sombre, que un tel va se tourner vers le coté obscur de la force, etc… mais c’est un manga qui, sans prétention, vous fait passer un bon moment. Ou du moins, il m’a fait passer un bon moment, mais j’ai peut-être l’esprit tordu. Et quand c’est une mini-série en quatre volumes, pourquoi se priver?

Tome 3, série en 3 volumes.
Unordinary Life a, tout d’abord, un parcours peu ordinaire. Cette série, publiée par sa mangaka sur son site web, avait été arrêté au tome 2, suite à je ne sais plus quel concours de circonstances. Les japonais, pour une fois, ne verront pas la fin d’une de leurs séries alors que les français, oui! La maison d’édition aurait demandé à l’auteur de reprendre, et voici donc le dernier volume de cette belle histoire.
Ce manga traite de l’histoire de deux jeunes femmes opposés, forcés de se retrouver en collocation. Qui a dit Nana? Les deux jeunes filles font ami-ami, papotent et au fil des chapitres, deviennent très proches. Mayu, la jeune styliste, est dévergondée, préférant passer son temps à courir les garçons qu’à travailler, alors que Yuka rêve de devenir championne de free-fight, bien qu’elle soit très mince et petite. On suit les tracas affectifs des demoiselles, on en apprend un peu plus sur le rêve de Yuka, le tout raconté d’une façon assez poétique. Ou du moins, avec un je ne sais quoi qui fait qu’on s’attache et qu’on se reconnait dans ces deux héroïnes et leurs amis. Je ne vais pas spoiler, mais le dernier volume est assez intense, il sent bien le vécu.
Coté graphisme, c’est doux. Oui, je sais, un coup de crayon doux, c’est bizarre… Les personnages ont des têtes bien à eux, et bien que cela reste dans la tradition Shojo (uniquement de beaux jeunes gens, minces et bien faits), l’auteur a un trait bien à elle, qui reste sympathique (et qui repose les yeux en plus!). Les scènes d’action sont dessinés avec une grâce féline, et les tenues colorés montrent bien que la mangaka suit la mode japonaise de près.
Mon avis perso: c’est beau, c’est bien raconté, et le sujet (le free-fight féminin) n’étant pas commun, on prend plaisir à lire ce petit bijou. Je me suis attachée aux personnages, à leur rêve et leurs désirs, et bien qu’il n’y ait que 3 volumes, c’est suffisant pour poser des personnages fouillés. Et comme, en plus, le tome 3 est une exclu française, pourquoi se priver?

Tome 12, série en cours.
Alors, l’histoire, c’est compliqué… Le monde est terrorisé par des démons, ou chimères, qui ont le pouvoir de prendre l’apparence des gens qu’elles tuent, et donc se fondent dans la population. Le seul recours des habitants est l’organisation des Claymore, des femmes mi-humaines, mi-démons, dotées de pouvoirs surpuissants -et généralement mignonnes à croquer, mais ce n’est pas l’essentiel- qui sont les seules à sentir l’énergie démoniaque, et donc à pouvoir démasquer les vilaines bébêtes. On suit le parcours d’une Claymore, Claire (en japonais, c’est horrible la prononciation…) qui se balade de ville en ville, en débarrassant le plancher des démons, en échange d’une contribution conséquente (bah oui, elles font pas ça pour des prunes). L’intrigue met plusieurs volumes à se mettre en place, mais ça vaut le coup, d’autant que le dernier sorti est tout bonnement génial. Un peu fouilli au niveau des flashbacks, mais génial quand même.
Les graphismes… J’aurais fait l’article en parlant des premiers, j’aurais dit “Bof”. Sauf que l’auteur a tout bonnement surpassé son ancien niveau, et c’est magnifique. Le dessin a un genre spécifique, certes, il faut aimer l’abus de l’ombrage, mais rien à redire dessus. J’ai été bluffée par le design des nouvelles chimères, et la minutie du dessin.
Coté cœur, moi ça va
(sorry, blague vaseuse). C’est un ami qui les a commencé, et je les aient d’abord lu sans plus d’intérêt que ça, mais finalement on accroche à cette histoire de survie. Et on s’insurge contre l’Organisation, en poussant des cris de rage dans la librairie (si si je vous jure). Y’en a qui poussent des cris de rage sur les coiffures des nouvelles Claymore aussi… Je le conseille à tous ceux qui veulent une histoire qui change enfin de ce qu’on raconte tout le temps, et qui ne sont pas rebutés par les thèmes abordés. (Faut pas le mettre dans toutes les mains non plus..)


Tome 14, série en cours.
Bon, si vous ne connaissez pas, ou n’avez jamais au grand jamais entendu parler de ce manga, courrez sur le site l’acheter, et plus vite que ça!
L’histoire est tirée de la Bible (pas le même verset que Raiders, je pense…), et raconte la guerre entre les Exorcistes, porteurs des Innocences, armes au pouvoir gigantesques, et les Akuma, des démons qui prennent la place des humains qu’ils ont tué (sauf que c’est pas exactement pareil que dans Claymore…), menés par le Comte Millénaire, une espèce de Vivendum avec une tête de chauve souris et un sourire colgate qui fait peur, se baladant toujours avec un parapluie citrouille gardien d’enfants. Le décor est fixé, vous avez les jetons, moi aussi. Dans cette guerre pour la survie ou pas de l’humanité, nous suivons Allen Walker, jeune exorciste qui doit jongler entre les dettes de son oncle et la chasse aux Akuma, grâce à son bras supra stylé qui peut les délivrer de leur malédiction. D’ailleurs, lui aussi est maudit, puisqu’il a une jolie cicatrice sur un œil. C’est d’ailleurs celle-ci qui lui permettrait de voir les Akuma, les autres exorcistes devant se méfier de tout le monde.
Au départ, c’est gentillet, même si les thèmes abordés; la mort, le suicide, l’amitié, la vengeance, ne sont pas vraiment fait pour rire. Et puis ça se corse énormément, avec l’arrivée des enfants de Noé, tous des rescapés du Vésuve, gris cendré de la tête aux pieds, des petites croix ornant leur front (la nouvelle mode).
Quand je dis que ça se corse, ce n’est pas uniquement au niveau scénario, qui est vraiment bien foutu, mais aussi au niveau graphique. Cette mangaka est tout simplement une déesse. Au départ, c’était joli, certes, mais les derniers regorgent d’une quantité astronomique de détails, les personnages sont génialement dessinés, et on en bave devant. Même les butés grognons n’aimant guère les mangas sont bien obligés de reconnaitre qu’elle “roxe” (qu’elle gère, si vous préférez, j’ai retranscrit).
Je pense que vous aurez saisi que j’adore énormément ce manga. Il est bien ficelé, avec des persos d’une profondeur abyssale, une histoire qui tient debout toute seule, de l’amour pas trop pataud et gnan gnan (enfin, ça dépend), des gags parfois hilarants, et surtout une mise en forme graphique qui en fait un chef-d’œuvre. Si vous ne savez pas quoi lire, je ne peux que vous le conseiller.

Tome 2, série en 4 volumes.
Au départ, quand j’ai su que Takeshi Obata faisait un nouveau manga, j’ai hurlé de joie et entamé une danse sauvage. Qu’il s’agisse de l’adaptation d’un jeu sorti sur Xbox360, dont le charac design était de Toriyama (vous savez, l’auteur pas connu là, celui qui a fait DBZ…), ne m’a pas dérangé plus que ça, bien que le choc du design entre les deux soit assez important. Et au final, ça donne…
Du n’importe quoi. Mais à la Takeshi Obata, donc du n’importe quoi très très classe. Il a repris le concept du jeu vidéo, à savoir les dragons contenus dans l’ombre des humains, et l’a adapté pour cette mini-série, et le résultat est délirant. Le héros, Ral, a passé la totalité de son existence (moins deux trois jours, après sa naissance, le temps de perdre ses parents et de faire fondre quelques rochers) dans une espèce de boule de fer, dans le noir le plus absolu, apprenant ce qu’est le monde réel via l’intermédiaire d’une charmante demoiselle qui lui sert de tutrice. Et vient forcément le jour où l’armée de démons s’attaque à la ville dans laquelle est emprisonné Ral, qui est donc libéré sous promesse de bonne conduite, afin de foutre une raclée aux vilains dragons. Pour une raclée, il leur en met une, mais par la même occasion, il libère des hormones de mâle de 18 ans en chaleur, désireux -qu’il est niais- “d’apprendre les femmes”. Oui, vous avez entendu. Et c’est là que ça se corse…
Il semblerait que notre mangaka adoré est décidé de souffler après ses deux magnifiques œuvres (Hikaru no Go et Death Note pour les incultes) et de se payer un petit délire de 4 volumes. Avec des femmes dévêtues toutes les trois pages, un héros décidé à sauver le monde dans l’unique but de sauver les femmes, et parce que la vilaine en chef, c’est une démone plutôt bien faite de sa personne. Mais ça marche. C’est débile, mais ça marche!
Niveau graphisme, je pense que tout le monde a en mémoire ses œuvres précédentes et son style, qui se reconnait facilement. Les tenues sont sympathiques, les décors et les batailles aussi, même si cela reste (semble-t-il volontairement) dans les clichés du genre.
Avis personnel (de ma Libraire): “Achetez le! C’est trop bien, c’est débile, mais c’est pour ça que c’est trop bien!”
De mon point de vue, c’est également ce qui prédomine, parce que c’est tellement drôle, la façon dont le héros prend les choses, que cela en devient une satire du genre Shonen-je-vais-sauver-la-princesse-et-tuer-le-vilain-méchant. Un petit moment de détente ne fait de mal à personne, et Blue Dragon risque de vous faire pleurer de rire!
Bon, cette petite rubrique est déja finie… et j’aurais pu en mettre plus, beaucoup plus, mais je pense à vous, chez lecteurs, et à vos pauvres petits yeux endoloris à force de lire mes délires. Si vous avez une réclamation à faire, un manga dont vous aimeriez une critique, des précisions à ajouter, ou tout simplement, me dire que vous partagez mon point de vue (ou pas), n’hésitez pas! See you soon!